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la courbe de l'oubli
monuments
2008
verre, gomme

Pour sa première exposition personnelle, Estefanía Peñafiel-Loaiza présente trois œuvres dont et pourtant une fois tu me feras parler, une installation arborescente formée d’écouteurs de baladeurs. À la manière d’un lierre, l’œuvre se propage discrètement sur tout un mur. Les écouteurs diffusent un chant de grillon interrompu par le son d’une sirène. Blanche sur un mur blanc, l’installation joue sur la dialectique des contraires : à la fois organique et électronique, visible et cachée, l’œuvre entre en tension avec la perfection cubique de la galerie et apparaît dans l’espace comme surgissent les réminiscences. Cette œuvre fait écho à une autre œuvre de l’exposition : monuments, série de « tableaux » constitués de rognure de gomme sous verre. Le terme « monuments » provient du latin moneo, signifiant « se remémorer »… Soit le sujet central de l’œuvre d’Estefanía Peñafiel-Loaiza, qui déclare : « je crois qu’en réalité, on n’oublie rien, tout ce qu’on a vécu est susceptible de ressurgir un jour ou l’autre ».

Isabelle Le Normand, juin 2008

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